(Ce texte de François Falardeau a été originalement publié dans le Bulletin mensuel de l’Amicale généalogique Falardeau, volume 3, numéro 2, mars 2010.)

Les informations qui suivent ont été tirées de différentes sources sur Internet, notamment Wikipedia et un article publié dans la revue Sociologie et sociétés. Quant à la plaque sur sa maison, c’est une membre, Louise Falardeau, qui m’a informé de son existence et c’est un autre membre, Christian Boutet, qui a pris les photos et me les a transmises. Merci à ces collaborateurs.

Plaque apposée sur la maison où a vécu
Jean-Charles Falardeau.
Photo : Christian Boutet.

Jean-Charles Falardeau est né à Québec le 19 juin 1914. Après des études au Collège Sainte-Marie, au Collège Jean-de-Brébeuf et au Petit Séminaire de Québec, il s’est inscrit à l’Université Laval où il a obtenu ses licences en sociologie et en philosophie (1941). Après deux ans d’études doctorales à l’Université de Chicago, il a entrepris, en 1943, une carrière de professeur de sociologie à l’Université Laval, carrière qu’il a poursuivie jusqu’en 1980. Il fut directeur du Département de sociologie et obtint un doctorat de l’Université Laval en 1972. Durant cette période, il a été professeur invité dans plusieurs universités réputées, dont celles de Toronto, de Vancouver, de Bordeaux, d’Aix-enProvence, de Caen et de Paris XIII. Il fut membre de la délégation canadienne à la neuvième conférence générale de l’UNESCO, à la Nouvelle-Delhi, en 1956.

Il a publié dans les revues Cité Libre, Liberté, La Revue de l’Université Laval, la Revue d’histoire de l’Amérique française, The American Journal of Sociology, Europe, etc. En 1960, il a fondé, avec Fernand Dumont, la revue Recherches sociographiques

Jean-Charles Falardeau a fait partie de la Société royale du Canada, de l’Académie des sciences morales et politiques (dont il est l’un des fondateurs) et il a été nommé officier de l’Ordre du Canada en 1976. Il a reçu le prix Innis-Gérin de la Société royale en 1973, le prix Esdras-Minville en 1981 et le prix Léon-Gérin en 1984. Il a été reçu à l’Académie des Lettres du Québec en 1980.

Il a publié, seul ou en collaboration, de nombreux essais ou études : French Canada Past and Present (essai), Montréal, sans éd., 1951; Essais sur le Québec contemporain, Québec, Presses de l’Université Laval, 1953; Roots and Values in Canadian Lives (essai), Ottawa/Toronto, Carleton University/UTP, 1961; L’essor des sciences sociales au Canada français (essai), Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1964; Littérature et société canadiennes-françaises (essai), en codirection avec Fernand Dumont, Québec, Presses de l’Université Laval, 1964; Notre société et son roman (essai), Montréal, Hurtubise HMH, 1967; Léon Gérin et l’habitant de Saint-Justin (étude), en collaboration avec Philippe Garigue, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1968; L’évolution du héros dans le roman québécois, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1968; L’imaginaire social et littérature (essai), Montréal, Hurtubise HMH, 1974; Étienne Parent, 1802-1874, Montréal, La Presse, 1975. 

Jean-Charles Falardeau est décédé le 24 avril 1989.

Il fut un des premiers sociologues québécois, après Léon Gérin dont il publia avec Philippe Garigue certains des principaux textes dans Léon Gérin et l’habitant de Saint-Justin. Pour Marcel Fournier, qui publiait un article dans Sociologie et sociétés à l’occasion de sa mort en 1989, il « est le premier d’une génération de jeunes professeurs et de chercheurs qui donnent aux sciences sociales, dans les années 1940 et 1950, une orientation nettement académique et scientifique et qui inventent le ‘métier d’universitaire’. Il fut dans les premiers à se mettre à l’étude objective de la société québécoise, souhaitant que l’on « apprenne à comprendre le Canada français en-deçà de la théologie et au-delà des habitudes nationalistes ». Critique du régime duplessiste, sans pour autant faire de la politique partisane, il affirmait que la première exigence de toute activité universitaire est « d’être indépendante de tout pouvoir, politique ou religieux ».

En reconnaissance de son œuvre, la Ville de Québec a apposé sur la maison où il a vécu, au 880 Bougainville, un plaque où on peut lire : « Ici vécut Jean-Charles Falardeau (1914-1989) sociologue, professeur à l’Université Laval, lauréat de nombreux prix pour son œuvre sur la société et les lettres québécoises ».

L’entrée du 880 Bougainville.
Photo : Christian Boutet.

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