(Ce texte de François Falardeau a été originalement publié dans le Bulletin mensuel de l’Amicale généalogique Falardeau, volume 3, numéro 4, septembre 2010.)

En 2009, dans les bulletins numéros 6 et 7, je vous ai parlé de mon voyage en Charente-Maritime et de l’accueil que j’y ai reçu, et qui attend sans doute ceux et celles d’entre vous qui voudraient entreprendre un voyage dans cette région. 

Je vous ai également mentionné l’hypothèse à l’effet que Pierre Follardeau, époux de Jeanne Coustaud et père de Guillaume, le premier à avoir émigré au Québec, pourrait être le même que Pierre Follardeau, époux de Renée Follardeau, parents de Pierre, époux de Jeanne Foucaud, ancêtres des derniers Follardeau à avoir habité à Bignay. Pierre, époux de Jeanne Foucaud, serait alors le demi-frère de Guillaume, et aussi de Jeanne et Élie, identifiés comme enfants du couple Follardeau-Coustaud. Quant à Jean, dont nous ne faisons que présumer qu’il est le frère de Guillaume puisqu’il est témoin à son mariage, il pourrait être soit son frère ou son demi-frère, issu du premier mariage de Pierre Follardeau avec Renée Follardeau.

Cette hypothèse, qui reste à confirmer, se base entre autres sur le fait que lors du baptême de Jeanne Folardeau, fille de Pierre Folardeau et Jeanne Foucaud, le parrain est identifié comme Élie Folardeau. Cet Élie est-il la même personne que le frère de Guillaume, baptisé le 6 octobre 1664 aux Nouillers ? C’est en tout cas le seul Élie Fol(l)ardeau que j’ai pu recenser à la lecture de centaines d’actes dans les registres et archives consultés depuis deux ans.

J’analyse aujourd’hui deux documents obtenus en 2009, soit le recensement de Bignay pour l’année 1851, consulté aux Archives départementales de la Charente-Maritime à La Rochelle, et un contrat de vente que m’a remis le maire de Bignay. Ces documents me permettent, si l’hypothèse précédente se confirme, de rattacher une actuelle descendante française des Folardeau avec les Falardeau du Québec, et de découvrir une nouvelle « maison ancestrale » des Falardeau.


François Falardeau et Annie Puyravaud au Cercle de Saintes, le 3 juin 2009.
Photo : Ramon Rodriguez.

Le recensement de 1851

Au recensement de Bignay en 1851, on retrouve des Folardeau à cinq endroits, soit trois dans le hameau du Vivier (il y a eu d’après le maire jusqu’à 31 hameaux dans ce village de quelques centaines d’habitants), un dans celui de La Contrie et un dans celui du Château. Tous sont des descendants de Louis Folardeau et Jeanne Rallet, décédés à ce moment. Ce couple a eu au moins deux enfants : Pierre, marié à Élisabeth Minguet, et Louis, marié à Françoise Moussac.

Les Folardeau retrouvés à Bignay en 1851 sont :

Vivant au Vivier :

  • Pierre, cultivateur rentier, 71 ans, et son épouse Élisabeth Minguet, rentière, 63 ans; c’est le couple mentionné dans le paragraphe précédent;
  • Jean, tisserand propriétaire et cultivateur, 38 ans, sa femme, Marie Dinant, cultivatrice, 37 ans, et leurs enfants Jean, cultivateur, 12 ans, et Henriette, 2 ans, « vivant du travail de ses parents ». Jean, époux de Marie Dinant, est le fils de Pierre et d’Élisabeth Minguet;
  • Marguerite Garlopeau, propriétaire calotière, 40 ans, veuve (de Pierre Folardeau), Pierre, cultivateur, 12 ans, et Firmin, cultivateur, 10 ans, tous deux « fils de la Garlopeau ». Pierre Folardeau, dont Marguerite Garlopeau est veuve, est le fils de Pierre et Élisabeth Minguet et donc frère de Jean.

Vivant à La Contrie :

  • Marie, domestique bergère, 15 ans. Les recoupements de date me portent à croire que Marie est la fille de Jean et Marie Dinant, et donc sœur de Jean et Henriette. Elle vit comme domestique dans la famille de Michel Couprie, 56 ans, cultivateur, et de sa femme, Michelle Guérin, cultivatrice, 50 ans.

Vivant au Château (au hameau, mais pas nécessairement dans le château) :

  • Louis, propriétaire cultivateur, gendre du chef de famille (celui-ci étant François Coineau, propriétaire cultivateur fermier, 58 ans, vivant avec sa femme, Julie Guibert, 53 ans), Julie Coineau, sa femme, 27 ans, et leur fils Victor, 3 ans, fils vivant du travail de ses parents. Ce Victor Folardeau est le futur apiculteur, père d’Agléa ou Aglaé, la dernière Folardeau de Bignay, dont je vous ai parlé dans le premier numéro du Bulletin mensuel de l’Amicale généalogique Falardeau (ou voir cette page de notre site).

Il n’y a plus de Folardeau à Bignay, et peut-être aucun en Charente-Maritime (je n’en ai trouvé aucun jusqu’ici), mais il y a au moins une descendante du couple Louis Folardeau-Jeanne Rallet, que je vous ai présenté plus haut comme les ancêtres de tous les Folardeau vivant à Bignay en 1851. 

Annie Puyravaud, née Jamin, avec laquelle j’ai eu l’occasion d’échanger lors de ma dernière visite au Cercle généalogique de Saintes, est la petite-fille de Rose Folardeau, qui est la petite-fille du couple Folardeau-Rallet. Si l’hypothèse présentée plus haut se confirme, Annie serait notre « cousine » à la onzième génération environ. Madame Puyravaud est une passionnée de généalogie. Elle est une des dirigeantes du Cercle généalogique de Saintonge. Elle est la seule membre du Cercle de Saintonge à avoir identifié un Folardeau parmi ses ancêtres. Elle était très intéressée par les photos numérisées des registres de Bignay que je lui ai remises. Voici, si l’hypothèse présentée plus haut se vérifie, le lien entre madame Puyravaud et moi.

Hypothèse de lien entre les Falardeau du Québec et les Folardeau de Bignay.

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