(Ce texte de François Falardeau a été originalement publié dans le Bulletin mensuel de l’Amicale généalogique Falardeau, volume 1, no 6, juillet 2008).

Où étiez-vous les 25 et 26 juin 1994? Si vous étiez à Charlesbourg pour participer aux festivités entourant le 300e anniversaire du mariage de Guillaume Follardeau et Marie Ambroise Bergevin, j’espère que vous en avez gardé un bon souvenir. En effet, malgré l’affluence plus limitée qu’on ne l’avait espéré, il semble que le rendez-vous ait été intéressant. Voici un résumé de ce que m’en ont raconté des participants, en particulier Georges Falardeau, de Québec, et ce que j’ai tiré des documents et photos principalement acheminés par celui-ci.

La préparation

Je ne sais pas qui a eu l’idée, mais je sais qu’un comité s’est formé pour organiser l’évènement. Les principaux responsables étaient Carle Falardeau, de Dollard-des-Ormeaux, Gilles Falardeau, de L’Île-Perrot et Jean Falardeau, de Charlesbourg. Les autres membres du comité étaient Laurent Falardeau, de Laval, Michel et Marielle Falardeau, de La Salle, Yanik et Jacques Falardeau, de Montréal, Claire Dorais, de Montréal, Jeannine et Louise Falardeau, de Châteauguay, Firmin Falardeau, de Repentigny, Peter Falardeau, de Saint-Lazare et Fernand Falardeau, de Lancaster, Ontario. Le comité a tenu une dizaine de réunions préparatoires, pour convenir à la fois du contenu de l’évènement et de la façon de joindre les éventuels participants, et pour mettre en place tout ce qui était nécessaire au succès du rendez-vous.

Dans le seul compte rendu qui me soit parvenu, le numéro 7, on mentionne d’autres Falardeau, Patrice, de New-York, Jean, de Toronto, Greg, d’Ottawa, et André, de Québec. On semble avoir rejoint plusieurs personnes de l’extérieur du Québec. On en attendait une vingtaine des État-Unis (New Hampshire, Massachussetts, New York, Virginie). On avait aussi rejoint des personnes de St. Catharines, Elliot Lake et Sarnia, en Ontario. Au total, plusieurs centaines de personnes auraient été contactées, dont plus de 300 dans la région de Québec. On a choisi un logo, qui s’est retrouvé sur les deux objets souvenirs produits pour l’évènement, un t-shirt et une tasse.

Inscription à l’avant du t-shirt.
Photo : Georges Falardeau.
La tasse souvenir.
Photo : Georges Falardeau.
Inscription à l’arrière du t-shirt.
Photo : Georges Falardeau.

D’après le compte rendu numéro 7, on avait choisi pour l’évènement « un grand parc municipal non loin du centre-ville de Charlesbourg, (…) à cinq minutes de marche de l’église historique Saint-Charles-Borromée où Guillaume et Marie Ambroise furent mariés, et aussi à cinq minutes de marche du cimetière.  » En réalité, cette église est plutôt celle où furent baptisés les six derniers enfants de Guillaume, puisqu’ils se sont mariés à l’église de La-Nativité-de-Notre-Dame, à Beauport, et y ont fait baptiser leurs trois premiers enfants. Quant au parc, il n’a finalement pas servi aux retrouvailles, les activités étant concentrées au sous-sol de l’église Sainte-Maria-Goretti.

Il y a eu aussi publication dans le journal local, ainsi que dans L’Express, journal francophone de Toronto, d’une publicité pour annoncer l’évènement. D’après Georges, plusieurs personnes, particulièrement les gens de Montréal, ont fait un travail remarquable. On a fait appel à plusieurs organismes, soit pour les aider à organiser la fête, soit pour y envoyer un représentant.  D’après la revue Mémoires, de la Société généalogique canadienne-française, « Annick Falardeau, membre du comité organisateur, dont le grand-père, Émile Falardeau, avait été un des membres fondateurs de la Société généalogique canadienne-française, contacta ladite société. Étant donné l’apport d’Émile Falardeau à la généalogie, la Société décida d’y déléguer un représentant en la personne de Magdeleine A. Bourget, membre du conseil d’administration. Ce fut le seul organisme représenté. Cette réunion de famille, dont le but était de constater l’intérêt des Falardeau du Québec et d’ailleurs en vue de la formation d’une association de famille, fut un succès assez encourageant pour les organisateurs : environ cent vingt-cinq personnes, du Canada comme des États-Unis, y assistèrent. Le maire de Charlesbourg, ainsi que deux représentants vêtus d’habits du XVIIe siècle, sont venus leur souhaiter la bienvenue ! »  

Deux personnes en costume d’époque souhaitent la bienvenue aux participants.
Photo : Georges Falardeau.

Le déroulement

En fait, il semble que pas mal moins de 100 personnes se soient vraiment inscrites à la fête. Plusieurs autres ont cependant visité les installations et obtenu de l’information.

D’après Georges Falardeau, la journée du samedi était très bien structurée : accueil, inscriptions, kiosque à souvenirs, de grandes tables avec les noms des descendants masculins de Guillaume sur chacune des tables afin de permettre les échanges. Les activités se déroulaient dans l’église Sainte-Maria-Goretti. 

Danièle Falardeau, de Saint-Omer, une autre participante, me parlait également de ces tables identifiées à chacun des fils de Guillaume. Comme elle connaissait déjà sa lignée, elle s’est concentrée à trouver, recopier et photocopier des documents qui étaient en feuilles séparées, et non regroupés dans un livre.

Photo de quelques participants à la fête. À l’avant-plan, Gilles Falardeau, un des organisateurs, et à l’arrière-plan, Georges Falardeau et ses trois soeurs.
Photo fournie par Georges Falardeau.

 

Mur des souvenirs.
Photo: Georges Falardeau.

Georges Falardeau : « Sur la photo de gauche, c’est le peintre Antoine Sébastien Falardeau, en bas c’est la photo de sa famille, sur le mur des documents. À droite ce sont des peintures d’Antoine Sébastien, dans le haut complètement c’est le tombeau d’Antoine Sébastien, il y a une religieuse qui est assise. »

Georges ajoute qu’à la messe du dimanche, célébrée à l’église Sainte-Maria-Goretti, « le curé a fait mention de la présence des descendants de Guillaume, en nous demandant de nous lever afin de nous saluer. »  Dans le procès-verbal de la rencontre du 15 mai 1994, on parle de la possibilité d’apposer une plaque commémorative sur le site de l’école située près de l’endroit où l’ancêtre aurait vécu. Le coût de la plaque devait être inclus dans le coût d’enregistrement. Pour augmenter les revenus, il fut décidé d’installer une boîte pour recevoir les dons des participants. On ajoutait : « La plaque sera une réalité dépendant des revenus et dons reçus. Le coût et la grandeur de la plaque restent à être déterminés. » Sauf erreur, le projet a été abandonné faute de ressources. À noter qu’à l’avant-plan de la photo des participants à la fête, on voit le texte qui devait se retrouver sur la plaque.  

Les suites

Le comité organisateur envisageait des suites à l’évènement. Des participants avaient envoyé des timbres pour affranchir la correspondance future, mais ils n’ont jamais reçu de nouvelles par la suite et l’argent de la boîte a probablement dû servir à couvrir le déficit de l’évènement. On ne peut absolument pas le reprocher aux organisateurs, qui se sont donnés corps et âme pour un évènement qui n’a probablement pas fait ses frais, faute d’un nombre suffisant de participants. Georges conclut : « En ce qui me concerne, cette rencontre a été pour moi le début de la grande aventure de la généalogie. J’ai rencontré un petit-cousin, qui était le petit-fils du frère de mon grand-père, il avait tous les noms de mes ancêtres. J’ai fait aussi une autre grande découverte : il y avait une participante qui avait affiché sur le mur des pages tirées d’un livre et qui parlait de ses ancêtres. Mon père m’avait déjà parlé qu’il y avait un peintre dans les Falardeau sans savoir qui c’était. Cette personne rencontrée avait l’information concernant ce peintre : il s’agit d’Antoine Sébastien Falardeau. Ayant pris ma retraite deux ans auparavant, cette journée a été pour moi le début d’un hobby passionnant ».  Ne serait-ce que pour cela, bravo aux organisateurs, avec qui je souhaite ardemment prendre contact, moi qui n’ai pas eu l’occasion de participer à la fête. Et qui sait si la création de l’Amicale ne sera pas le germe d’une réédition d’une rencontre du « clan Falardeau » ?

 

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