(Ce texte de François Falardeau a été originalement publié dans le Bulletin mensuel de l’Amicale généalogique Falardeau, volume 2, numéro 3, mars 2009.)

Nous reviendrons sans doute plus en détail dans d’autres bulletins sur ceux qui sont probablement les deux Falardeau contemporains les plus connus. Vous aurez sans doute reconnu les cinéastes Pierre et Philippe Falardeau. Je tente depuis longtemps de trouver un moyen d’entrer en contact avec ces deux « cousins », sans succès pour l’instant. Je connais l’arbre généalogique agnatique (par les ancêtres paternels) de Pierre, mais j’en sais très peu sur l’origine de Philippe. Si l’un d’entre vous les connaît, je serais heureux de le savoir. Pour l’instant, je me contenterai de l’actualité la plus brûlante touchant nos deux « héros ».

Pierre Falardeau et la « deuxième bataille des Plaines d’Abraham »

Plusieurs d’entre vous ont sans doute entendu parler du projet de célébration du 250e anniversaire de la bataille des Plaines d’Abraham. On envisageait, entre autres, une reconstitution de la bataille et un bal masqué. Une affiche annonçant la célébration présentait les généraux Montcalm et Wolfe, le vaincu et le vainqueur des Plaines, la main dans la main. Il n’en fallait pas plus pour que les plus ardents nationalistes québécois, avec entre autres à leur tête Pierre Falardeau, manifestent leur opposition et se préparent à troubler la fête. Petit à petit, une bonne partie des Québécois les ont appuyés, y compris plusieurs chefs politiques et même, à la fin, au moins deux ministres du gouvernement Harper. La Commission des champs de bataille nationaux, responsable de la commémoration, a finalement reculé et annulé tout ce qui présentait un caractère festif, pour ne conserver que les éléments amenant à la réflexion et à la redécouverte de notre histoire. On peut donc dire qu’un groupe dirigé entre autres par un Falardeau a gagné la « deuxième bataille des Plaines d’Abraham » !

Pierre Falardeau.
Source : Cyberpresse.ca du 18 février 2009.

Espérons que, comme le Québec le fait chaque année pour les Patriotes, qui ont maintenant droit à un jour férié en leur mémoire, ou comme pour la tuerie de Polytechnique, nous profiterons de l’occasion pour connaître davantage notre histoire et voir le chemin accompli depuis lors. Nous découvrirons, ou redécouvrirons, par exemple, que la bataille des Plaines a plutôt une importance symbolique, puisque c’est trois ans plus tard que tout s’est décidé, et que la France aurait pu décider de conserver la Nouvelle-France plutôt que ses colonies dans les Antilles. Nous verrons également que si la bataille fut brève, le carnage la précédant et la suivant a été, lui, très féroce.

Ce sera aussi l’occasion, pour la Société généalogique canadienne-française dont je fais partie, de lancer un livre sur les soldats de Montcalm ayant combattu en Acadie ou en Nouvelle-France. Nous avons trouvé environ 8000 soldats, dont environ 700 sont restés au Québec après la conquête. Les descendants de ces derniers, dont sans doute plusieurs d’entre nous, pourront obtenir les principales informations les concernant, mais aussi des détails comme la couleur de leurs yeux ou de leurs cheveux !

Nous reviendrons plus tard sur la carrière bien remplie de Pierre Falardeau, ce cinéaste connu à la fois pour ses films, son engagement politique… et son franc-parler, un peu trop coloré pour certains !

Philippe Falardeau et le Festival du film de Berlin

Il n’y a pas si longtemps, quand on parlait de cinéma et de Falardeau, on pensait toujours à Pierre Falardeau. Depuis quelques années, son homonyme Philippe Falardeau prend de plus en plus de place.

Philippe Falardeau.
Source : Cyberpresse.ca du 23 septembre 2008.

Nous y reviendrons plus en détail, mais pour l’instant je veux souligner que le dernier film du cinéaste, C’est pas moi, je le jure !, vient de remporter deux prix au Festival du film de Berlin.

Affiche du film de Philippe Falardeau : C’est pas moi, je le jure!
Source : showbizz.net.

Philippe Falardeau a d’abord remporté l’Ours de cristal du meilleur long-métrage pour jeune public, puis le Grand Prix Deutsches Kinderhilfswerk, remis par un jury de professionnels. Le prix est accompagné d’une bourse de 7500 euros, soit plus de 12 000 dollars. Les membres du jury ont jugé C’est pas moi, je le jure! « original, drôle, provocant et profondément émouvant ».

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