(Ce texte de François Falardeau a été originalement publié dans le Bulletin mensuel de l’Amicale généalogique Falardeau, volume 1, numéro 11, décembre 2008.)

Quand j’ai commencé à m’impliquer activement en généalogie, j’ignorais à peu près tout des recherches généalogiques faites sur notre famille. À part la généalogie de mon père faite dans les années 1950 par l’Institut généalogique Drouin, et un article de Robert Prévost paru dans le quotidien La Presse du 10 avril 1993, j’ignorais tout ce qui s’était fait. Depuis, j’ai eu l’occasion de découvrir cinq personnes qui ont accumulé des données sur nos ancêtres Falardeau. Je vous les présente en commençant par le plus ancien.

ÉMILE FALARDEAU

Les informations qui suivent proviennent principalement d’un article publié par Roger Bergeron dans Gen-Histo (septembre 1980) et d’un texte de Marcel Fournier dans Origine des familles pionnières du Québec ancien, bibliographie et répertoire, SGCF, 1997.

Émile Falardeau.
Photo : gracieuseté SGCF.

Éminent généalogiste et historien, Émile Falardeau était le fils d’Alphonse Falardeau et de Mathilda Paré; il est né à Sainte-Anne-de-Beaupré le 20 septembre 1886. Son grand-père, Élie Falardeau, a participé à la construction de la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. Monsieur Falardeau s’établit à Longueuil avec ses parents en 1893. Le 8 septembre 1908, il épousait Raymonde Charron à Saint-Constant, comté de Laprairie. Monsieur Roger Bergeron rapporte qu’il aurait rencontré le célèbre écrivain Louis Fréchette en 1901, à l’âge de 14 ou 15 ans; cela eut peut-être une influence sur sa carrière.

Membre fondateur de la Société généalogique canadienne-française (SGCF), il y occupa divers postes : conseiller lors du premier conseil en 1943-1944, vice-président en 1944-45, trésorier et membre du comité des Mémoires (revue de la SGCF) en 1945-46 et président en 1950-1951. Durant les premières années de la Société, monsieur Falardeau fit plusieurs communications (11 de 1943 à 1946), dont la première portait sur l’origine des noms, notamment du nom Falardeau. Il fut un des premiers membres émérites de la SGCF.

Monsieur Falardeau avait poursuivi des recherches poussées sur la famille Falardeau. Il a d’ailleurs préparé dans les années 1930 un document manuscrit, non publié, intitulé Généalogie des familles Falardeau du Canada et des États-Unis. Je suis toujours à la recherche de ce document.

Parmi les livres qui ont fait l’objet d’une publication, mentionnons les suivants :

  • Les pionniers de Longueuil et leurs origines, 1666-1681 (1937);
  • Anciennes familles de Longueuil, recueil par ordre alphabétique pour les années 1715 à 1922, publié par la SGCF en 1965;
  • Un maître de la peinture, Antoine-Sébastien Falardeau.

Monsieur Falardeau a collaboré à la recherche sur les soldats de la Guerre de sept ans. Il a également préparé une soixantaine de généalogies familiales, dont 41 complètes. Il a de plus tenu des courriers généalogiques dans divers journaux ou revues. Le 19 octobre 1968, la ville de Longueuil lui octroyait l’Ordre du mérite pour ses travaux sur les familles de l’endroit.

Il est décédé à Saint-Laurent (maintenant Montréal), le 12 mars 1980 à l’âge de 93 ans. Peu avant sa mort, il avait vendu 129 cahiers de 98 pages de biographies, tableaux et portraits d’artistes du début du siècle. Après sa mort, le fonds d’archives de monsieur Falardeau a été donné par la famille aux Archives nationales du Québec puis à la Société généalogique de Longueuil.

PHILIPPE ET VIOLETTE FALARDEAU 

Papa (Philippe Falardeau sénior), né le 11 septembre 1909 à Montréal et décédé le 8 mai 1978 à Montréal, et sa soeur Violette, née le 14 novembre 1923 à Montréal et y vivant toujours, ont travaillé sur la généalogie des Falardeau durant de nombreuses années. Papa est allé chercher de l’information un peu partout dans des presbytères, dans des bibliothèques d’archives, etc.

Philippe Falardeau en 1967.
Violette Falardeau.
Photo : François Falardeau.

Même s’il n’a pas fréquenté l’école longtemps (une huitième année, je crois), mon père était un homme très cultivé. Il a fait du théâtre avec Ti-Zoune père, Amanda Alarie, la Poune, Ovila Légaré, etc. Maman lui a demandé de choisir entre elle et le théâtre; il a choisi ma mère. Il s’est occupé de politique pour Antonio Élie de la défunte Union Nationale, il connaissait Maurice Duplessis, Daniel Johnson père et bien d’autres. Il s’est converti au Parti Québécois lorsque Jean-Jacques Bertrand est devenu chef de l’Union Nationale à la place de Jean-Guy Cardinal. Il a travaillé durant la crise à la Commission des liqueurs au pied du courant (De Lorimier et Notre-Dame), il a été briqueteur de métier, il a travaillé sur plusieurs chantiers. Les dernières années, il était commerçant. Mon père a toujours été en avant de son temps; il possédait plusieurs livres, dont la majorité des livres de la collection Gagnon. Il était un passionné d’histoire. Mon père était pour nous un grand homme même s’il était petit de taille.

 Lorsque qu’il est tombé malade (thrombose cervicale qui le laissa sans usage de langage, d’écriture et de mémoire présente en plus de le confiner à une chaise roulante), il a demandé à ma tante Violette de continuer son travail. Travail que j’ai transcrit et réaménagé de façon à bien distinguer les générations et leurs descendances. Il contient sans doute des erreurs et je serai heureux de corriger celles qui me seront signalées.

Si des gens sont intéressés à me rejoindre par courriel (philippe_falardeau@hotmail.com) en me donnant certaines informations sur leurs aïeuls (nom, date de naissance, de mariage, nom du conjoint), peu importe l’information qu’ils auront de disponible, il me fera un plaisir de leur répondre. Et peut-être pourront-ils ainsi m’aider à compléter le travail de mon père. Le document de mon père, incluant tous les Falardeau qu’il a recensés, contient 747 pages. J’ai commencé à entrer les données sur un logiciel de généalogie qui peut être hébergé gratuitement sur le web sur Planète Généalogie.

JOSEPH-ÉMILIEN FALARDEAU (DIT JEF)

 

Joseph-Émilien Falardeau.
(Photo : Serge Lavoie.)

Il était fils unique d’Adjutor et de Mélanie Duchesneau et petit-fils de Joseph (né à Saint-Ambroise). Né à Loretteville le 23 avril 1932, il est devenu citoyen d’Arvida (Saguenay) en 1942. Il est de la dixième génération de Falardeau depuis l’arrivée de Guillaume en Nouvelle-France. Il a débuté sa carrière dans l’enseignement dans le domaine du génie mécanique, puis a œuvré au niveau de la direction du Cégep de Jonquière. Il s’est fortement impliqué dans divers organismes à caractère communautaire, historique et généalogique.

Il avait un esprit très ouvert et était d’une rigueur exemplaire. Passionné des voyages et de l’histoire, JEF, comme tout le monde l’appelait, a débuté son intérêt pour la généalogie vers la fin des années 1990. Je crois qu’il voulait en savoir plus sur les Falardeau parce qu’étant enfant unique et isolé des autres Falardeau (déménagement au Saguenay en bas âge, à une époque où les gens ne voyageaient pas aussi facilement qu’aujourd’hui), il n’avait eu que très peu d’informations sur ceux-ci. Il voulait également laisser cet héritage à ses quatre enfants.

La généalogie était un simple passe-temps au début. Puis il a voulu concentrer toute l’information possible sur les Falardeau. Il s’est donc mis à la tâche en retraçant et épluchant les différents documents disponibles dans les archives, visitant les cimetières et communiquant directement avec certains autres Falardeau. Toujours avec sa rigueur caractéristique, il a vérifié chaque information en validant avec les archives et registres de l’état civil du Québec, et parfois de l’extérieur. Vers 2004-2005, il a complété l’information sur les huit premières générations (je dirais à 90 %). Décédé en mars 2008, il ne pourra plus nous guider dans ses travaux.

Il avait très à cœur que le résultat de ses travaux puisse être disponible à tous ceux qui y voient un intérêt et ce, sans frais. En ce sens, il a édité une compilation et en a remis un exemplaire à la Société de généalogie du Saguenay–Lac-Saint-Jean et un à celle de Québec. Dans cet esprit, nous avons transmis les fichiers de ses travaux à François Falardeau, qui les rend accessibles à tous. C’est l’héritage qu’il lègue à toute la grande famille des Falardeau.

Ses enfants, Louise, Hélène, Jacques et Paul, 11e génération.

CLAIRE SÉGUIN DORAIS 

Un mot en terminant pour souligner la contribution de celle qui fut la première à publier un document sur les Falardeau. Madame Claire Séguin Dorais a en effet publié en 2006 un volume de plusieurs centaines de pages intitulé Falardeau d’ici et d’ailleurs – dictionnaire généalogique. Ce document présente par ordre alphabétique de prénoms tous les Falardeau qu’elle a pu recenser dans les répertoires de paroisses ou ailleurs. J’y reviendrai, en espérant obtenir davantage d’information sur cette auteure qui m’a gracieusement offert une copie de son livre.

Je veux également souligner l’apport de nombreuses autres personnes que j’ai découvertes dans le cadre de l’Amicale et qui, chacune à sa façon, ont contribué à améliorer les connaissances sur l’histoire et la généalogie des Falardeau. Je remercie en particulier Georges Falardeau pour son apport précieux au bulletin.

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