par François Falardeau

J’avais écrit au printemps 2016 un article (http://blog.falardeau.ca/2016/04/26/le-chateau-de-vaure-et-une-nouvelle-branche-de-follardeau/)  sur le château de Vaure, dont un Follardeau, Louis Raymond, avait été propriétaire à la fin du 19e siècle.

J’avais été particulièrement impressionné par cette phrase d’Édouard Féret dans Bordeaux et vins classés par ordre de mérite, édition 1898 : « Monsieur Follardeau fut un des premiers, dans la contrée, à adopter la culture des vignes américaines greffées. Par ses soins intelligents, il a conservé quelques-unes de ses vieilles vignes, et aujourd’hui son vignoble peut être considéré comme un modèle de reconstitution de nos vignobles phylloxérés. Son exemple est de jour en jour plus suivi dans les environs. »

C’est ce qui nous a donné l’idée, à mon amie Céline et à moi, d’aller visiter ce vignoble de Ruch, dans le Bordelais. Nous nous y sommes donc rendus le mardi 11 septembre 2018, sans prévenir, car nous ne savions pas à qui nous adresser (nous avions simplement obtenu les coordonnées en envoyant un message à l’adresse indiquée sur le site du vignoble).

Mon amie Céline et la préposée à l’accueil des Chais-de-Vaure.

Au site de dégustation et de vente, dès que nous avons mentionné la raison de notre visite, la personne à l’accueil a donné un coup de fil à Philippe de Larrard (savait-elle qu’il est un descendant de Raymond Follardeau?) Celui-ci est venu nous rejoindre et s’est entretenu avec nous quelques instants avant de nous envoyer voir sa cousine Anne, lui-même étant pris dans une rencontre importante.

Philippe de Larrard (photo fournie par sa sœur Bénédicte).

Et pour plus d’information sur l’histoire de cette famille, il m’a recommandé de m’adresser à Louis Jean Frahier, qui a bien voulu me donner des informations par courriel. Il nous a également suggéré d’aller à la mairie pour y voir une photo de Louis Raymond Follardeau, qui fut maire de Ruch. Philippe, Anne et Louis Jean sont des descendants de Louis Raymond Follardeau; Philippe est engagé activement dans la coopérative des Chais de Vaure, qui gère le vignoble depuis 1935.

Les liens entre Louis Raymond Follardeau et Philippe, Anne et Louis Jean

Philippe, Anne et Louis Jean sont des descendants directs de Louis Raymond, à la quatrième génération. En effet :

  1. Louis Raymond a eu deux filles, dont Marie Thérèse, qui épousa Henri Carrère.

    Marie Thérèse et ses trois filles (photo aperçue chez Anne).

  1. Le couple Carrère-Follardeau a eu trois filles, dont Marie Louise, qui épousa Louis Delom-Sorbé. Le couple eut cinq enfants :
  • Henriette (encore vivante et en bonne forme à 97 ans), épouse de Michel de Larrard, parents de Philippe;

    Henriette, mère de Philippe (photo fournie par Bénédicte Mitaranga, sœur de Philippe).

    Philippe et sa sœur Bénédicte (photo fournie par Bénédicte).

  • Marie Rose (décédée), dite Rosette, épouse de Jean de Larrard, frère cadet de Michel, parents de Anne;
  • Joseph, qui épousa Hélène Julien;
  • Anne;
  • Bernadette (décédée), épouse d’André Frahier, parents de Louis Jean.

    Louis Jean Frahier et ses petits-enfants (photo fournie par Louis Jean).

Le vignoble et la coopérative des Chais de Vaure

C’est en 1796 qu’un premier Follardeau, Raymond, de Frontenac dont il fut maire, se porta acquéreur de la Maison de Vaure, qui appartenait à Jacques de Bergeron. Cent ans plus tard, c’est son petit-fils Louis Raymond qui, propriétaire du vignoble, fit les investissements qui permirent de reconstituer le vignoble attaqué par le phylloxéra, un insecte qui détruit les vignes.

En 1935, à l’initiative de Louis Delom-Sorbé et alors que la crise financière frappait de plein fouet, on décida de créer la coopérative des Chais de Vaure qui, depuis ce temps, s’occupe de la vinification et de la vente du vin, tant pour le vignoble du château de Vaure, vinifié séparément, que pour la soixantaine de membres de la coopérative (700 hectares de vignes au total). Philippe a assuré la présidence de la coopérative des Chais de Vaure de 1993 à 2007 et a repris l’exploitation de la propriété familiale en fermage en 1985.

Il y eut certes des années noires, notamment durant la Seconde Guerre mondiale et plus tard à cause de gelées précoces, mais grâce à des équipements modernisés et à de nouvelles techniques de vinification, les années 1970 et les suivantes ont récompensé les 50 années d’efforts précédentes. On arrive maintenant à vinifier jusqu’à 40 000 hectolitres de vin les bonnes années et à en stocker à la fois 50 000 hectolitres.

La coopérative vend des vins de Bordeaux, tant rouges, blancs, rosés ou crémant de Bordeaux.

Et Philippe nous informe que Luc de Larrard, fils de François, frère d’Anne, se prépare à prendre la relève dans quelques années.

Château de Vaure rouge, blanc, rosé.

Nous nous en sommes procuré quelques-unes, dont un Château de Vaure rouge 2015 qui sera tiré au sort parmi les personnes qui assisteront au prochain rassemblement des Falardeau à l’été 2019.

Le château de Vaure

Quant au château lui-même, qu’on aperçoit tout près de la salle de vente et de l’ensemble des installations pour la production du vin, il est toujours habité. Il est situé sur un terrain de 65 hectares dont 32 consacrés aux vignes. L’ensemble des bâtiments est partagé entre sept descendants de Louis Raymond Follardeau, dont quatre habitent, au moins à temps partiel, le château. Parmi ceux-ci, Anne et Philippe.

 

Le château de Vaure.

Anne devant le lit où sont nés la plupart des membres de sa famille.

Anne nous a donc accueillis chez elle avant de nous faire visiter l’ensemble du château. Nous y avons rencontré son fils, Damien Romet-Lemonne, qui lui-même nous a présenté sa fille Anna, qui représente maintenant la sixième génération des descendants de Louis Raymond Follardeau.

La petite Anna, fille de Damien.

En quittant le château, nous nous sommes rendus à la mairie de Vaure, où la personne présente nous a conduits à la salle du conseil. Comme indiqué par Philippe, nous y avons aperçu la photo de Louis Raymond Follardeau, qui fut maire de Ruch de 1884 à 1914.

Louis Raymond Follardeau (la même photo qu’à la mairie, sans les reflets). Gracieuseté de Louis Jean Frahier.

En prime, sur la liste des maires, nous avons trouvé Jean Désir Follardeau, père de Louis Raymond, maire de 1830 à 1833, et Louis Delom-Sorbé, époux de la petite-fille de Louis Raymond, maire de 1935 à 1971. C’est ce Louis Delom-Sorbé, médecin, grand-père des personnes avec qui nous avons été en contact, qui fut à l’initiative de la fondation de la coopérative des Chais de Vaure en 1935.

La liste des maires de Ruch photographiée à la mairie.

Mentionnons en terminant qu’avec l’aide de Louis Jean Frahier, nous avons pu ajouter plusieurs personnes à la base de données des Follardeau de France, sans pour autant remonter plus loin que Mathurin, trisaïeul de Jean Désir, ni trouver de lien entre ces Follardeau de Ruch et Guillaume Follardeau, notre ancêtre, et les autres Follardeau de Bignay. Nous continuons nos recherches de ce côté.

Un grand merci à celles et ceux qui nous ont si bien accueillis et nous ont fourni l’information pour écrire ce texte.

François Falardeau

  1. Mario Falardeau says:

    Excellent reportage, François et Céline ! Belles photos de famille. Albert de Salles dans Généanet mentionne que Mathurin Follardeau, Maitre Chirurgien et décédé en 1711 habitait Sainte-Terre à 170 km de Bignay. Merci pour cet article enrichissant et Bonne chance pour le tirage de la bouteille de Château de Vaure l’an prochain à l’assemblée générale !

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