(Ce texte de François Falardeau a été originalement publié dans le Bulletin mensuel de l’Amicale généalogique Falardeau, volume 2, numéro 2, février 2009.)

Lors de mon voyage en Charente-Maritime au printemps 2007, j’ai fait des recherches sur les Follardeau de France. Je visais en priorité à trouver les ancêtres de Pierre Follardeau, père de Guillaume. J’ai poursuivi ensuite mes recherches par Internet, tout en étant limité par les coûts prohibitifs exigés par les banques de données françaises. Il en coûte en effet près de trois euros pour obtenir le nom d’une personne avec son conjoint et le nom de leurs parents.

Voici ce que j’ai trouvé jusqu’à maintenant sur les Follardeau d’avant 1700. J’invite ceux qui le peuvent à compléter ces données. Pour aider à la compréhension de ce texte pas toujours facile à suivre, je présente d’abord un tableau résumant mes découvertes. Dans le tableau, comme dans le texte, les quatre Pierre Follardeau mentionnés sont numérotés; de plus, je mets en caractères gras la première mention du prénom d’un Follardeau.

Lien entre les Follardeau de Bignay et du Québec avant 1700.

Le plus ancien ancêtre des Follardeau retrouvé jusqu’ici est Pierre (1) Follardeau, époux de Jeanne Braud. Il est probablement né avant 1580 puisque son fils Jean passait un contrat de mariage devant maître Berthommé, à Taillebourg, avec Marie Habelin le 23 janvier 1623. Jean serait donc né vers ou avant 1600. Pierre (1) était probablement un bignaysien (c’est ainsi qu’on nomme les habitants de Bignay), puisque son fils est dit « de Bignay », tout comme son épouse.

Un autre Follardeau est né vers ou avant 1600. Il s’agit de Guillaume, époux de Judict Roy, dont le fils Pierre (2) passe à Saintes un contrat de mariage avec Marie Tabois, de Saintes, devant maître Tamisier, le 23 juin 1642. Pierre (2) est donc né vers ou avant 1620. Comme il est dit « de Bignay », on peut conclure que son père Guillaume est un bignaysien. J’ai également trouvé une fille de Guillaume et Judict Roy, Catherine, aussi dite de Bignay, qui épouse Antoine Mesnard de Saintes, contrat du 16 avril 1651 à Saintes devant maître Tamisier, et un second fils, Guillaume, qui assiste au mariage de sa soeur.

Extrait du contrat de mariage de Catherine Follardeau et d’Antoine Mesnard, le 16 avril 1651.
Photo : Alain Blaise (aux Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle).

Guillaume, époux de Judict Roy, pourrait-il être le frère de Jean, marié à Marie Habelin, et donc le fils de Pierre (1) et de Jeanne Braud ? Les raisons qui portent à le croire sont :

  • qu’ils sont tous deux de Bignay, une petite commune où il ne semble pas exister plusieurs familles Follardeau à cette époque;
  • qu’au mariage de Catherine assiste son cousin René Follardeau; on peut donc en conclure que son père Guillaume avait au moins un frère. Ce René Follardeau pourrait être l’époux de Marie Avoine, dont le fils Jacques est enterré à l’âge de 16 ans à Bignay le 24 décembre 1670;
  • que les précités sont les seuls Follardeau retrouvés à Bignay à cette époque.

Il existe cependant d’autres Follardeau contemporains de ceux-ci. Il s’agit d’abord de Jean Follardeau, époux de Nolette Raffin, dont deux filles, Marie et Jeanne, se marient en 1642 et 1647 respectivement. La première est de Bussac-sur-Charente et la seconde de la Fredière. Pour sa part, Émile Falardeau mentionne une Jeanne Folardeau qui se marie à Brouage en 1615 avec Jacques Plusson.

Pierre (3) Follardeau, fils de Pierre (2) et Marie Tabois, passe un contrat de mariage à Saintes devant maître Cassoulet le 20 août 1674 avec Izabelle Prieur, de Saintes. Pierre (3) est identifié comme marchand de Saintes. Dans le contrat, on mentionne que le père assure à son fils le partage à son décès d’une métairie située aux Audouins, un des hameaux de Bignay. Ce partage se fera « avec ses frères et soeurs », ce qui laisse croire qu’il avait plus d’un frère et plus d’une soeur. Pour l’instant, je n’ai trouvé qu’un frère, Jacques, qui épouse Marguerite Cuppe, contrat du 29 avril 1678 à Saintes devant maître Montillon.

Extrait du contrat de mariage de Pierre Follardeau et d’Izabelle Prieur, le 20 août 1674.
Photo : Alain Blaise (aux Archives départementales de la Charente-Maritime, La Rochelle).

Y a-t-il un lien entre ces Follardeau et les Falardeau du Québec ? C’est plus que probable. Nous savons en effet depuis longtemps que Guillaume Follardeau, l’ancêtre unique des Falardeau d’Amérique, est originaire de Bignay. Il est le fils de Pierre (4) Follardeau et Jeanne Cousteau. J’ai d’abord cru que Pierre (4) pouvait être le même que Pierre (2), qui épouse Marie Tabois en 1642; Jeanne Coustaud aurait donc été sa seconde épouse. Cependant, après la lecture du contrat de mariage de Pierre (3), fils de Pierre (2) et de Marie Tabois, avec Izabelle Prieur, il faut rejeter cette hypothèse : en effet, Pierre (4), époux de Jeanne Cousteau, est décédé au plus tard en 1673, puisque son épouse passe le contrat de son second mariage le 1er mai 1673, alors que Pierre (2), époux de Marie Tabois, est encore vivant le 20 août 1674 lorsque son fils Pierre (3) épouse Izabelle Prieur.

Pierre (4) pourrait cependant très bien être le fils de Jean et Marie Habelin et donc petit-fils de Pierre (1) et Jeanne Braud. Il n’a pas été possible, lors d’une visite aux Archives départementales de la Charente- Maritime, de consulter le contrat de mariage de Jean, daté du 23 janvier 1623, puisque le document était en restauration. Sa consultation permettrait peut-être d’en savoir un peu plus. Comme je passerai deux semaines en Charente-Maritime le printemps prochain, je pourrai peut-être en découvrir davantage. À suivre.

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